Le parcours Julie Berchoux, de la cuisine étoilée à Montmartre
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Trente ans derrière les fourneaux des plus grandes maisons, puis une table de quartier flexitarienne et anti-gaspi rue de la Fontaine du But. Retour sur la trajectoire de la cheffe qui a donné son nom au restaurant Berchoux.

L'essentiel en bref
Le parcours Julie Berchoux, c'est trente ans passés en cuisine étoilée — Robuchon, Ducasse, Taillevent, Fauchon — avant l'ouverture, en 2020, de sa propre table au 16 rue de la Fontaine du But, dans le 18e arrondissement de Paris. La cheffe y signe une cuisine flexitarienne, faite maison et anti-gaspi, avec un menu du jour qui suit le marché du matin. Son carrot cake « world famous » et une note Google de 4,7/5 sur 298 avis ont fait de Berchoux une adresse montmartroise reconnue.
Au sommaire
Qui est Julie Berchoux, la cheffe du 18e
Parler du parcours Julie Berchoux, c'est d'abord raconter une trajectoire peu commune : trente années passées en cuisine étoilée avant de poser ses couteaux dans une table de quartier, au 16 rue de la Fontaine du But, dans le 18e arrondissement de Paris. À quelques minutes du métro Lamarck-Caulaincourt, la cheffe a fait de Berchoux un restaurant flexitarien, fait maison et anti-gaspi, où la cuisine reste volontairement accessible.
Le restaurant porte son nom, et c'est elle qui en signe la cuisine au quotidien depuis 2020. Julie Berchoux n'est pas une figure lointaine que l'on n'apercevrait qu'en photo : on la retrouve derrière les fourneaux, à composer chaque matin un menu du jour qui change au rythme des arrivages. Cet article revient sur son parcours, sa manière de cuisiner et la démarche qui guide sa table montmartroise.
Ce qui frappe, quand on découvre son histoire, c'est la cohérence entre le geste appris dans les grandes maisons et la simplicité revendiquée du quartier. La haute gastronomie a laissé chez elle une exigence intacte ; le choix de Montmartre lui a donné la liberté de l'exprimer autrement, au plus près des habitués.
Trente ans de cuisine étoilée au compteur
Avant d'ouvrir sa propre adresse, Julie Berchoux a passé trente ans en cuisine étoilée, aux côtés de maisons qui ont marqué la gastronomie française. Ce long passage par des brigades exigeantes a forgé sa rigueur, son sens du produit et sa maîtrise technique. Autant de qualités qu'elle met aujourd'hui au service d'une cuisine plus simple, plus quotidienne, mais jamais relâchée.
Ces trois décennies expliquent une grande partie de ce que l'on retrouve dans l'assiette chez Berchoux. La cheffe a choisi de quitter l'univers étoilé pour cuisiner autrement, sans renoncer à l'exigence : des produits frais, du fait maison, une attention constante portée au goût et à la juste cuisson. C'est cette expérience qui distingue son parcours de celui d'une simple restauratrice de quartier.
On mesure rarement le travail que représente une carrière en cuisine étoilée : les journées qui s'étirent, la discipline de la mise en place, la répétition du geste jusqu'à la perfection. Julie Berchoux a traversé cet apprentissage exigeant avant de le transposer, avec ses propres codes, dans une cantine de quartier ouverte à tous.
Robuchon, Ducasse, Taillevent, Fauchon : les maisons du parcours
Le parcours Julie Berchoux s'est écrit dans quelques-unes des tables et maisons les plus réputées de la gastronomie française. Chacune a laissé une empreinte que l'on retrouve, en filigrane, dans sa cuisine d'aujourd'hui.
Robuchon
La recherche de la simplicité aboutie : peu d'ingrédients, mais parfaitement maîtrisés, et le respect absolu du produit.
Ducasse
Le goût du produit vrai et une attention précoce au sourcing, qui nourrissent encore sa manière de composer le marché du matin.
Taillevent
La rigueur du service et l'exigence de constance, cette idée qu'un plat doit être aussi bon le mardi que le samedi.
Fauchon
Le sens de la gourmandise et de la pâtisserie, dont on retrouve l'écho dans le carrot cake devenu signature de la maison.

Le tournant : ouvrir Berchoux en 2020
Après trente ans à faire vivre les cuisines des autres, Julie Berchoux a franchi le pas en 2020 : ouvrir sa propre table, à son nom, dans le quartier de Lamarck-Caulaincourt. Le contexte n'avait rien d'évident — lancer un restaurant cette année-là relevait presque du défi — mais le projet était mûr, porté par l'envie de cuisiner librement et de retrouver le contact direct avec les convives.
Le choix de Montmartre n'est pas anodin. Le 18e arrondissement, vivant et populaire, correspondait à l'idée d'une table de quartier ouverte à tous, loin des codes intimidants de l'étoilé. Rue de la Fontaine du But, la cheffe a imaginé un lieu chaleureux, à l'ambiance de cantine soignée, où l'on pousse la porte aussi bien pour un déjeuner rapide que pour prendre le temps.
Une cuisine flexitarienne et faite maison
Chez Berchoux, Julie Berchoux a fait le choix d'une cuisine flexitarienne et entièrement faite maison. Les légumes y sont mis à l'honneur, sans pour autant exclure les amateurs de viande ou de poisson. Tout est préparé sur place, à partir de ce que le marché propose le matin, ce qui donne une carte vivante et un menu du jour qui évolue selon les saisons et les arrivages.
Cette approche se retrouve jusque dans les formules du quotidien, pensées pour rester accessibles : un menu complet le midi, des sandwichs maison, des douceurs sucrées. La cheffe partage d'ailleurs son menu du jour en direct sur Instagram, où les habitués découvrent chaque matin ce qui mijote. C'est une cuisine de quartier, mais portée par une main qui a appris son métier dans les plus grandes maisons.
Le flexitarisme, chez Berchoux, n'est pas une contrainte affichée mais un équilibre naturel. On ne demande pas aux convives de renoncer à quoi que ce soit : on leur propose simplement une cuisine où le légume tient le premier rôle, travaillé avec assez de soin pour se suffire à lui-même. Ceux qui veulent de la viande ou du poisson en trouvent, mais rarement au centre de l'assiette. Cette manière de faire, discrète, est aussi l'une des clés de la démarche anti-gaspi : moins de produits fragiles, plus de saison, et une carte qui suit ce que la terre donne au bon moment.

Un engagement anti-gaspi assumé depuis 2020
L'autre marque de fabrique du parcours Julie Berchoux, c'est un engagement anti-gaspi concret et assumé depuis l'ouverture. La règle est simple : on cuisine ce que le marché propose le matin, et rien ne se perd. Cet état d'esprit se décline au quotidien.
Cuisiner les invendus
Les produits non utilisés passent en plat du jour plutôt que d'être jetés : le menu s'adapte à ce qu'il reste, jamais l'inverse.
Réduire les emballages
Le recours aux tupperware et aux contenants réutilisables limite le jetable, à emporter comme en cuisine.
Faire vivre le quartier
Une petite bibliothèque de livres à prix symbolique et un pain de spécialité fourni par Bun's Bakery ancrent la table dans son voisinage.
Ces gestes, modestes mais cohérents, traduisent la vision de la cheffe : une table de quartier responsable, où la qualité va de pair avec le bon sens plutôt qu'avec le gaspillage.

Le carrot cake signature de la maison
Impossible d'évoquer le parcours Julie Berchoux sans parler de son carrot cake, devenu la signature de la maison. Qualifié de « world famous », il est régulièrement cité sur Google, TripAdvisor et jusque dans la presse anglo-saxonne. Pour bien des visiteurs de passage à Montmartre, il est même devenu une raison suffisante de pousser la porte du restaurant.
Ce carrot cake résume l'esprit de la cheffe : un classique simple, exécuté avec soin et constance. Derrière ce succès, on retrouve la même exigence que celle acquise en cuisine étoilée — le glaçage travaillé, l'équilibre des épices, la régularité d'une fournée à l'autre — appliquée cette fois à une pâtisserie du quotidien que tout le monde peut s'offrir.

Le menu du jour au fil du marché
Chaque matin, la journée commence par le marché. C'est de là que naît le menu du jour, composé en fonction des produits de saison et des arrivages. Cette manière de travailler, héritée des grandes maisons attentives au sourcing, donne à la carte une fraîcheur qui change au gré des semaines.
Pour les habitués, cette rotation est une invitation à revenir : on ne sait jamais tout à fait ce que l'on trouvera, mais on sait que ce sera de saison et fait maison. La cheffe annonce souvent ses plats du jour sur Instagram, prolongeant ce lien direct qui fait tout le charme d'une table de quartier.
Travailler ainsi, sans carte figée, demande une organisation que peu de restaurants s'imposent. Il faut savoir cuisiner ce qui arrive, improviser une garniture, réinventer un plat d'un jour à l'autre — exactement le genre d'agilité que trente ans de cuisine étoilée ont ancré chez Julie Berchoux. Le résultat, côté salle, est une table qui ne se répète jamais tout à fait, et qui garde intacte l'envie de pousser la porte.
Une table de quartier reconnue
Le parcours Julie Berchoux se lit aussi dans l'attachement de la clientèle. La table affiche une note Google de 4,7/5 sur près de 298 avis — un signe de fidélité rare pour une adresse ouverte en 2020. Habitués du quartier, travailleurs du midi et visiteurs de Montmartre y trouvent une cuisine sincère et une ambiance chaleureuse.
Cette reconnaissance ne doit rien au hasard : elle prolonge, à l'échelle d'une cantine de quartier, l'exigence acquise en trois décennies de cuisine étoilée. C'est peut-être cela, la vraie réussite du parcours de Julie Berchoux : avoir rendu accessible, au coin d'une rue montmartroise, un savoir-faire longtemps réservé aux grandes tables.
FAQ
Questions fréquentes sur le parcours de Julie Berchoux
Qui est Julie Berchoux, la cheffe ?
Julie Berchoux est la cheffe et fondatrice du restaurant Berchoux, au 16 rue de la Fontaine du But, dans le 18e arrondissement de Paris. Forte de trente ans en cuisine étoilée, elle y propose depuis 2020 une cuisine flexitarienne, faite maison et anti-gaspi, à deux pas du métro Lamarck-Caulaincourt.
Dans quelles maisons Julie Berchoux a-t-elle travaillé ?
Avant d'ouvrir sa table, Julie Berchoux a passé trente ans en cuisine étoilée, aux côtés de maisons comme Robuchon, Ducasse, Taillevent et Fauchon. Cette expérience nourrit aujourd'hui sa cuisine de quartier.
Pourquoi Julie Berchoux a-t-elle quitté la cuisine étoilée ?
Après trente ans en brigade, la cheffe a souhaité cuisiner plus librement et retrouver un contact direct avec les convives. En ouvrant Berchoux en 2020, elle a transposé son exigence dans une table de quartier accessible plutôt que dans l'univers étoilé.
Quel type de cuisine propose la cheffe ?
Une cuisine flexitarienne et faite maison, qui met les légumes à l'honneur sans exclure la viande ni le poisson. Le menu du jour change au rythme du marché du matin et des saisons.
En quoi consiste sa démarche anti-gaspi ?
Depuis 2020, Julie Berchoux cuisine ce que le marché propose le matin et transforme les invendus en plat du jour plutôt que de les jeter. Cette démarche s'accompagne d'une réduction des emballages et d'un ancrage dans le quartier.
Où goûter la cuisine de Julie Berchoux ?
Au restaurant Berchoux, 16 rue de la Fontaine du But, dans le 18e arrondissement de Paris, près du métro Lamarck-Caulaincourt. La table affiche une note Google de 4,7/5 sur 298 avis.
Pour aller plus loin
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